Bang Jihyuk, Min Heejin
La « maman de NEWJEANS« , Min Hee-jin, ex-directrice d’ADOR, entame une bataille judiciaire contre HYBE concernant l’exercice de son option de vente.

Le 31e tribunal civil du tribunal du district central de Séoul tiendra ce 12 juin la première audience dans le cadre du procès intenté par Min Hee-jin contre HYBE, pour réclamer le paiement d’environ 28,7 milliards de wons (environ 19 millions d’euros) lié à l’exercice de son option de vente (put option).
Après avoir démissionné de son poste de directrice interne chez ADOR en novembre 2024, Min Hee-jin a informé HYBE de sa volonté d’exercer cette clause, incluse dans le contrat d’actionnaires. Selon cette clause, elle peut vendre sa participation à HYBE à un prix correspondant à 13 fois la moyenne des bénéfices d’exploitation des deux dernières années, proportionnel à ses 75 % de droits contractuels sur cette part.
Selon le rapport d’audit publié en avril 2024, Min Hee-jin détient 573 160 actions d’ADOR, soit 18 % du capital. Ce calcul donne lieu à une estimation d’environ 26 milliards de wons (près de 17 millions d’euros). Cependant, HYBE a déclaré en juillet 2024 avoir résilié le contrat d’actionnaires, alléguant une rupture de confiance de la part de Min Hee-jin — ce qui rend la procédure judiciaire d’autant plus tendue entre les deux parties.
Dans une déclaration publiée à cette époque, Min Hee-jin avait affirmé :
« Je vais demander des comptes légaux à HYBE pour violation du contrat d’actionnaires, que j’ai moi-même décidé de résilier. Je prendrai toutes les mesures juridiques nécessaires face aux nombreux actes illégaux commis par HYBE et ses collaborateurs. »
Elle a ajouté :
« Depuis plus de 7 mois de conflit infernal, causé par un audit illégal initié par HYBE, j’ai respecté le contrat d’actionnaires et me suis battue pour remettre ADOR sur les rails. Mais HYBE continue de nier ses torts et refuse d’évoluer. J’ai donc jugé que poursuivre mes efforts serait une perte de temps. »
Min Hee-jin a conclu en déclarant :
« Les abus de HYBE en 2024 seront gravés dans l’histoire de la K-pop comme un précédent sans égal. Il est inacceptable qu’un individu détruise la nature même de notre métier par pure malveillance. Ce qu’ils ont fait est inexcusable. »
Par ailleurs, lors de la deuxième audience du procès opposant HYBE à Min Hee-jin pour confirmation de résiliation du contrat d’actionnaires (le 17 mai), le tribunal a demandé des clarifications concernant la plainte sur l’option de vente.
L’équipe de Min Hee-jin a expliqué que :
« Cette affaire-ci porte sur la résiliation du contrat, tandis que l’autre concerne le paiement de l’option de vente. Pour cette dernière, nous estimons que le contrat n’a pas été valablement résilié, ce qui justifie l’exercice de l’option. Les parties impliquées diffèrent légèrement : dans la plainte actuelle, il y a un plaignant de plus. L’option de vente a été exercée en novembre, durant la période prévue contractuellement. »
Ils ont poursuivi :
« Pour résumer : d’abord, notre camp a résilié le contrat en invoquant des manquements de HYBE ; HYBE a, de son côté, prétendu maintenir le contrat, puis a exercé sa propre résiliation après coup. Donc les deux parties invoquent la résiliation, mais à des moments différents. »
HYBE a répondu :
« Les deux camps invoquent une résiliation, mais les fondements légaux divergent. Il faudra déterminer qui est fautif. À ce jour, Min Hee-jin n’a pas encore déposé de réponse écrite spécifique à nos motifs de résiliation. Nous attendons cette réponse pour présenter notre plan de preuve. »
Finalement, le tribunal a décidé de joindre les deux affaires (résiliation du contrat et option de vente) pour les juger ensemble, en déclarant :
« Nous procéderons à une instruction parallèle. »
Les deux parties ont accepté cette décision sans objection.
Journaliste : Shawn
Source : SNS Hybe, Min Heejin