YANG HYUN SUK
YANG HYUN SUK (YG Entertainment) de retour devant le tribunal pour contrebande présumée de montres de luxe.

YANG HYUN SUK, producteur général de YG Entertainment, comparaîtra à nouveau devant le tribunal pour la première fois en six mois.
Le 11e tribunal pénal du tribunal de district de l’ouest de Séoul tiendra le 3e procès de YANG HYUN SUK le 4 juillet, concernant des violations aggravées de la loi sur les douanes, en vertu de la loi sur les peines aggravées pour certains crimes.
Le parquet de Busan a inculpé sans détention YANG HYUN SUK en septembre 2024, l’accusant d’avoir introduit deux montres de luxe d’une valeur totale de 828 millions de wons (environ 560 000 euros) en septembre 2014 à travers l’aéroport international d’Incheon sans les déclarer à la douane.
YG Entertainment a exprimé son profond regret, estimant que les procureurs avaient procédé à une inculpation précipitée juste avant l’expiration du délai de prescription de 10 ans, affirmant que YANG HYUN SUK avait coopéré aux enquêtes en 2017 et avait même remis volontairement les montres concernées.
Lors du procès, les deux parties se sont affrontées sur les faits liés à la contrebande :
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Le parquet affirme que YANG HYUN SUK a demandé les montres en mars 2014, est parti à Singapour en septembre, a reçu deux montres d’une valeur totale de 241 millions de wons, les a portées lors d’un événement d’investissement, puis les a ramenées en Corée sans les déclarer.
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Il s’appuie notamment sur les témoignages du directeur régional Asie de Richard Mille, des images de YANG HYUN SUK portant les montres dans des émissions, et la date de sortie des montres en septembre.
De son côté, la défense de YANG HYUN SUK nie les accusations, arguant qu’il n’y a aucune preuve qu’il possédait physiquement les montres au moment de son retour en Corée. Ils affirment que les montres lui ont été remises en Corée pour des activités de promotion, qu’il les a portées temporairement à la demande de Richard Mille pour leur visibilité dans les médias, puis rendues.
L’avocat souligne qu’au total, YANG HYUN SUK aurait porté six montres différentes, toujours dans un cadre promotionnel. Selon eux, les conditions légales d’une infraction douanière ne sont pas réunies, car :
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Il n’y a aucune preuve concrète d’importation simultanée.
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Le montant unitaire requis pour un délit aggravé selon la loi (au-dessus de 200 millions de wons) n’est pas clairement établi.
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La valeur réelle, les circonstances d’acquisition et le paiement des montres ne sont pas précisés.
L’avocat ajoute que l’affaire repose sur des preuves limitées, un témoignage modifié à la hâte, et un processus judiciaire accéléré. Il rappelle que l’affaire a pris de l’ampleur après qu’un employé de Richard Mille a été interpellé en 2017 avec plusieurs montres non déclarées, dont certaines auraient été portées par YANG HYUN SUK. À ce moment-là, YANG HYUN SUK avait remis trois montres de sa propre initiative.
L’un des témoins-clés, le directeur Asie de Richard Mille, aurait été interdit de quitter la Corée en juin 2025 à la suite de cette affaire, à l’approche de la fin du délai de prescription (mi-septembre).
Informations juridiques complémentaires :
L’article 241 de la loi coréenne sur les douanes stipule que toute importation de biens doit faire l’objet d’une déclaration incluant leur nom, quantité, valeur et spécifications.
Le non-respect entraîne jusqu’à 5 ans d’emprisonnement ou une amende équivalente à 10 fois le montant des droits de douane ou de la valeur du bien, selon le montant le plus élevé.
Si la valeur dépasse 200 millions de wons mais est inférieure à 500 millions, l’affaire relève de la loi sur les peines aggravées pour certains crimes, impliquant des sanctions renforcées.
Journaliste : Shawn
Source : Média coréen