La Corée du Sud est sous loi martiale

Le président YOON SUK YEOL, de la Corée du sud, ce mardi 03 décembre, a proclamé la loi martiale dans le pays.
Pour rappel la loi martiale : « La loi martiale est l’instauration dans un pays d’un état juridique d’exception, au sein duquel l’armée assure le maintien de l’ordre à la place de la police ou en collaboration avec celle-ci. C’est le chef d’État qui « invoque » la loi martiale, ce qui signifie que le chef d’État major des armées prend le pouvoir pendant un temps délimité. Ce type de norme juridique est comparable dans une certaine mesure à l’état de siège.«
En résumé le Président prend tous les pouvoirs, l’assemblée générale est fermée, et gère le pays avec l’armée pour maintenir l’ordre. Normalement cette loi n’est appliqué dans les pays que lors d’un siège.
Alors pourquoi cette mesure a été prise ?
Le président actuel YOON SUK YEOL a estimé qu’au sein du gouvernement et assemblée générale, les parties d’opposition tentaient de mener des « activités anti-étatiques » en vue d’une « rébellion ».
Il a déclaré
« je protégerai et rétablirai une république de Corée libre qui est tombé dans un abîme à travers cette loi martiale et j’éradiquerai les forces anti-étatiques qui ruinent la nation et le noyau qui a fait le mal» en poursuivant que «c’est une mesure inévitable pour protéger la liberté, la sécurité et la durabilité de la nation contre les forces anti-étatiques qui visent le renversement du régime.«
Dans ce discours qui s’est fait tard dans la nuit en Corée, le président appelle le peuple à lui faire confiance afin dit il « Je vais rapidement normaliser le pays en éradiquant ces forces anti-étatiques ». Rappelons que lorsque la loi martiale est prononcée, le président et l’armée ayant tout pouvoir, des arrestations arbitraire peuvent avoir lieu.
Cette décision a été prise après que le Parti démocrate (PD), la principale formation politique d’opposition, a fait adopter par la commission du budget du Parlement un plan de budget réduit pour 2025 et a déposé des motions de destitution à l’encontre du chef de la Commission de contrôle et d’inspection (BAI) et du plus haut procureur du Parquet central du district de Séoul.
Déjà sur les réseaux sociaux, les coréens et étrangers présents sur place ont commencé à voir se positionner différents véhicules militaires.
Suite à cette annonce, les médias et les entreprises de divertissement ont reçu des consignes pour annuler ou reporter leurs différents évènements de fin d’année, et doivent obtenir des accords pour pouvoir parler de ce qu’il se passe.
Journaliste : Shawn
Source : Médias coréens (Yonhap …)