YOON SUK YEOL
Le flou politique s’accentue, mais la situation revient à la normale.

Hier dans la nuit, le président de la Corée du Sud, YOON SUK YEOL, avait promulguée la « loi martiale », se donnant les pleins pouvoir avec l’armée à ses côtés.
Qu’en est-il aujourd’hui ?
Quelques heures seulement après le discours du président, 190 élus (dont 18 de son camp politique) se sont rendus au parlement pour annuler, par un vote, cette promulgation. Arrivant tant bien que mal à entrer au parlement. C’est à l’unanimité que les élus ont voté l’annulation de celle-ci.
Aujourd’hui, la politique coréenne est toujours en tourment. Les militaires se sont retirés des sites, et de nombreuses manifestations commencent à avoir lieu.
Une partie de la population coréenne a été choqué de cette décision présidentielle, cela n’était pas arrivé depuis le début des années 80, et l’instabilité politique depuis 1987. Actuellement et suite à cette action, les partis politiques de l’opposition viennent de déposer une motion de destitution du président, qualifiant son action « d’illégale ». Cette motion doit être votée dans les 72 heures et pour qu’elle soit adoptée doit obtenir la majorité des 2 tiers (soit 200 voix « pour » sur les 300). Les partis d’opposition comprenant 192 députés, il faut que 8 députés du camp présidentiel vote celle-ci pour qu’elle soit validée.

Si cette motion est votée avec cette majorité, elle devra passer par la suite devant la cour constitutionnelle qui devra se prononcer sur la légitimité de la destitution.
C’est donc dans un flou politique que la Corée du Sud se trouve, l’opposition voulant la destitution immédiate du président YOON, le parti politique au pouvoir reconnaît l’erreur de celui-ci et se dit pour dissoudre le gouvernement et renvoyer le ministre de la défense mais est partagé sur la destitution du président. Les pays alliés de la Corée du Sud restent, eux, attentif à la situation.

Différents consulats et ambassades, comme celle de la France envoie des messages pour rassurer leurs ressortissants sur place, que ceux-ci vivent en Corée ou ne soit que de passage en vacances. De plus des rappels sont fait sur le fait de s’inscrire sur des listes de ressortissants afin de bien être averti en fonction des situations.

Le président YOON SUK YEOL a été élu en 2022, de très peu. Celui-ci a du faire face à plusieurs problèmes et défi face à l’opposition et aussi au sein de son parti politique dû à des controverses entourant sa femme Kim Keon Hee.
Les prochains jours vont être décisif au niveau politique et pour la suite du mandat de YOON SUK YEOL.
Journaliste : Shawn
Source : Yonhap, SBS, Ambassade de France