Le représentant « A » de JDB Entertainment est au cœur d’un scandale d’infidélité impliquant une membre d’un « groupe d’idoles underground » (appelées communément geehadol), attirant l’attention du public sur cette scène musicale peu médiatisée.

Le 17 juin dernier, des accusations ont été rapportées selon lesquelles le représentant « A », affilié à JDB Entertainment, qui gère de nombreux humoristes célèbres comme Kim Junho, aurait entretenu une relation inappropriée avec « B », une membre d’un « girl group ».
D’après ces informations, le représentant « A » aurait eu une liaison avec une membre d’un groupe d’idoles underground, et une vidéo liée à cette relation aurait circulé sur internet. Suite à cela, « A » a démissionné de son poste, et « B » a rompu son contrat avec son agence.
L’agence de « B », qui était encore active dans le milieu des « idoles underground » jusqu’à récemment, a déclaré :
« Le groupe « C », auquel appartenait notre ancienne artiste « B », a longuement réfléchi à cette affaire. Après avoir pris en compte à la fois les orientations artistiques individuelles et la stabilité émotionnelle des membres, il a été décidé de mettre fin au contrat avec EFG Music. »
L’agence a ajouté :
« En tenant compte de l’ensemble de la situation, EFG Music suspendra temporairement toutes ses activités. L’avenir de l’entreprise, y compris sa poursuite d’activité ou non, sera déterminé après une réorganisation interne et des consultations juridiques. »
Ces déclarations suggèrent en réalité que le groupe est en voie de dissolution.
À la suite de cette controverse, de nombreux internautes ont exprimé leur curiosité au sujet des « idoles underground », appelées en coréen « 지하 아이돌 (( abrégé 지하돌) » jihadol), un concept encore peu familier du grand public.
Les jihadol désignent des idoles qui ne passent pas par les grands médias comme la télévision ou la radio, mais qui se produisent principalement dans des salles de concert live, notamment dans des quartiers comme Hongdae, à Séoul. Ce concept reste également peu connu même parmi les fans d’idoles en Corée du Sud.
Ce modèle trouve son origine au Japon, où les idoles se produisent dans de petites salles, axant leur activité sur une proximité et une interaction directe avec leurs fans. À partir de 2019, environ 30 à 40 groupes de jihadol ont commencé à émerger également en Corée.
Le célèbre girl group japonais AKB48 a lui aussi commencé dans ce système « d’idoles underground ». Il a su développer une base de fans fidèles en se présentant comme des « idoles accessibles à tout moment », puis a étendu son influence en introduisant des systèmes de vote permettant aux fans de choisir les membres actifs dans les groupes principaux. Ce modèle leur a permis de s’imposer sur le marché musical grand public, où elles jouissent encore aujourd’hui d’une immense popularité.
En Corée, des groupes comme PRINCESS PROJECT (Sogongnyeo Project) ou Nekiru sont considérés comme les premières générations de jihadol.
D’autres groupes incluent Denpamaru, H7KD, NTORE ou encore XIDENT. Certains de ces groupes participent eux-mêmes à la composition musicale ou à la création artistique, montrant ainsi une dimension plus authentique en tant qu’artistes.
Cependant, cette culture reste encore fortement influencée par le modèle japonais, tant au niveau des termes employés que du système adopté, ce qui suscite une certaine déception : la Corée ne fait pour l’instant que suivre la tendance japonaise, sans véritablement y apporter sa propre identité.
Journaliste : Shawn
Source : Yonhap News