SANGGYUN
SANGGYUN ne peut plus se taire, il exprime sa frustration, sa rage, son raz-le-bol.

L’artiste sud-coréen KIM SANGGYUN, ancien membre de JBJ et aujourd’hui actif au sein du duo “Kenta & Sanggyun” (ex-JBJ95), a publié un message fort et inattendu sur Instagram. Il y partage avec émotion sa colère et sa frustration face aux obstacles juridiques liés à l’utilisation du nom “JBJ”. Retour sur ses mots puissants, et sur l’histoire tourmentée derrière le duo.
“Ça faisait longtemps qu’on n’avait pas travaillé sur une chanson ensemble…”
KIM SANGGYUN commence par évoquer le plaisir sincère qu’il a ressenti en retrouvant son ancien partenaire de scène, KENTA, en studio. Les deux artistes, qui ont formé JBJ95 après la fin du groupe JBJ, sont de retour en musique. Mais derrière cette réunion, se cache une réalité bien plus amère.

« En écoutant l’émission de Taehyun hyung, je n’ai pas pu tout dire, alors je voulais m’adresser directement à nos fans ici », confie-t-il, soulignant son besoin urgent de s’exprimer autrement qu’en coulisses.
Le nom “JBJ” confisqué : un blocage choquant
Ce qui aurait pu être une simple sortie musicale s’est transformé en affaire juridique. Le nom “JBJ”, porteur de souvenirs et d’une époque précieuse pour les fans, ne peut plus être utilisé par les artistes qui en sont pourtant les créateurs.
« Avant de pouvoir retravailler ensemble, il s’est passé énormément de choses en coulisses », révèle SANGGYUN. « Si on n’a pas pu utiliser le nom “JBJ” pour cette chanson et que nos noms apparaissent simplement en tant que featuring, c’est parce qu’un tiers, qui n’est même pas un ancien membre du groupe, a déposé une demande de droits sur ce nom lors de la dissolution. »
Selon lui, ce n’est ni CJ ENM, ni Kakao, ni aucune des anciennes agences qui détient les droits. Il s’agirait d’une personne extérieure, inconnue des membres eux-mêmes, et peut-être liée indirectement à leur ancienne agence, avec laquelle ils ont eu de nombreux conflits.
“C’est à vomir, c’est dégueulasse.”
Le ton monte très vite dans la déclaration de SANGGYUN. Il ne cache ni sa colère ni sa frustration face à une situation qu’il juge profondément injuste.
« Je vais être honnête avec vous, chers fans : c’est à vomir, c’est dégueulasse. Que toutes les histoires précieuses qu’on a écrites avec sincérité avec les membres et vous, nos fans, soient aujourd’hui traitées comme un simple moyen de gagner de l’argent, ça me met hors de moi. »
Il va jusqu’à dire qu’il “a juste envie de retrouver cette personne et lui exploser la tête”, des propos durs, bien sûr, mais à lire comme le reflet d’un trop-plein émotionnel plus que comme une réelle menace. Il s’agit ici d’un cri du cœur, dans un contexte où les artistes ont souvent peu de pouvoir sur leur propre image.
Le lourd héritage du procès contre leur ancienne agence
Cette déclaration intervient également dans la continuité d’une longue bataille juridique. En 2021, KENTA et SANGGYUN ont intenté un procès contre leur agence Star Road Entertainment pour absence de soutien, manque de ressources de base (pas de styliste, maquilleur, manager), et conditions contractuelles abusives.
En 2022, le tribunal leur a donné raison, mettant fin à leur contrat… mais les a également condamnés à verser des millions de wons à leur ancienne agence en dédommagement. Une victoire partielle, donc.
Face aux rumeurs qui continuent de circuler, SANGGYUN tient à clarifier :
« Concernant le procès de 95, il y a beaucoup de rumeurs disant qu’on aurait perdu exprès ou qu’on aurait évité les plannings volontairement pour résilier notre contrat. Je veux vous dire clairement que cette demande de résiliation n’était pas une décision idiote. C’était une action légitime basée sur des raisons valables. »
“Si on ne dit rien, on passe pour des idiots.”
Au-delà du conflit sur le nom “JBJ”, c’est tout le système qu’il remet en question : ces “propriétaires de droits” qui n’ont rien à voir avec la création du groupe, mais en tirent profit comme d’un simple produit commercial.
« Jusqu’à quand devrons-nous subir en silence à cause de ces soi-disant ‘propriétaires de droits’ irresponsables qui se prennent pour des gens de l’entertainment ? »
Son message est aussi un appel à la transparence : il promet de fournir bientôt “les faits, clairs et ordonnés”, afin que tout ce qu’ils ont traversé ne soit pas balayé d’un revers de main.
Une déclaration rare, intense, mais nécessaire, SANGGYUN conclut avec une sincérité désarmante :
« Je n’aime vraiment pas écrire ce genre de messages, et je ne l’ai jamais fait auparavant, mais ces derniers temps, mes émotions sont devenues très violentes. Merci de votre compréhension. Je ferai de mon mieux dans la situation actuelle. »
Cette sortie, aussi brutale que touchante, rappelle que derrière les groupes de K-pop se trouvent des êtres humains, artistes et créateurs, souvent prisonniers de mécaniques commerciales qu’ils ne contrôlent pas.
Les fans attendent avec impatience la sortie de ce nouveau morceau qui marque les retrouvailles musicales du duo. Mais cette affaire autour du nom “JBJ” pourrait bien devenir le symbole d’un combat plus large : celui des artistes pour le respect de leur histoire, de leur identité… et de leur droit à être reconnus.
Journaliste : Shawn
Source : SNS 8EOMATOM